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Florent Veilleux CV abrégé

Florent VeilleuxFlorent Veilleux est né à Rivière du Loup, au Québec, en 1941. Après son cours classique et diplôme d'électronicien en poche, il part en Belgique, en 1963, poursuivre ses études à l'université de Louvain,  puis s'installe en 1964 à Paris où, pendant dix-sept ans, il mènera en France une vie d'artiste autodidacte multidisciplinaire. Auteur compositeur interprète, il est lauréat des Relais de la Chanson Française en 1966 et, sous le pseudonyme FLORENT, il enregistre plusieurs disques (Pathé-Marconi, Decca, Saravah) et se produit sur scène avec les Dutronc, Lama, Hallyday, Adamo, Vartan, Nougaro, etc. et Guy Bedos avec qui il fait Bobino, etc. etc.

En parallèle, il excelle dans plusieurs formes d'art: l'écriture, la mise en scène, la photographie, l'audiovisuel - développe une technique inédite de diaporama d'animation -, la comédie, les effets spéciaux pour le théâtre et le cinéma, le spectacle pour enfants pour qui il écrit et met en scène la comédie musicale dans laquelle il joue: Et la souris répondit bip bip bip. C'est une première en France.  dont il sera tiré un disque 25cm.

 

Le travail avec et pour les enfants, au début des années 70, est la pierre angulaire de tout le travail de Veilleux. Il en est la substance. C'est à leur contact que naît sa passion pour le surréalisme, l'écriture métaphorique, et la Pataphysique. C'est aussi dans cet état d'esprit qu' il fait l'inauguration du nouveau théâtre pour enfants, au Jardin d'Acclimatation de Neuilly, près de Paris, avec la pièce fantastique qu'il écrit et met en scène: La Machine à tout faire du professeur Patatradamus. Une machine gigantesque avec laquelle le professeur Patatradamus fabrique les personnages d'une histoire rocambolesque.  

De retour au Québec en 1981, il se consacre à l'écriture (La Fiancée d'Archi, nouvelles, Québec/Amérique), à la photographie et à la présentation audiovisuelle de l'œuvre d'art, et à la vidéo expérimentale et d'art. Plusieurs de ses courts métrages vidéo sont sélectionnés par le FIFA et autres festivals de film sur l'art. Il s'adonne aussi à la "sculpture cinétique" et remporte un prix d'excellence au Concours Vert du Centre de Design de l'UQÀM, avec son œuvre Trophée Joualvert, l'unique œuvre cinétique présentée en compétition. 

Associant l'électronique, la vidéo, l'écriture, les sciences, le recyclage, dans la "sculpture mécanique", Veilleux innove dans le domaine des Arts Visuels par la réalisation, à grande échelle, d'installations monumentales luminocinétiques, sonores, et interactives, composées de machines absurdes hilarantes et de robots humanoïdes parlants touchant un "auditoire" universel.

Les œuvres de Veilleux sont essentiellement faites avec objets de récupération, industriels et du quotidien, qu'il transforme, robotise, et met en situations paradoxales. Ses machines sont en général accompagnées de "textes pataphysiques" qui précèdent, accompagnent, et/ou prolongent l'action des machines.

D'oct. 97 à avril 98, au musée McCord, il expose Romantisme Post-Moderne, "installation titanesque sous verre" qui occupe la plus grande salle du musée. À la demande de la direction, c'est dans une salle contiguë à son installation qu'il crée les ateliers de recyclage créatif Totem Cinétique, pour les enfant 7-12 ans. Il animera ensuite ces ateliers atypiques, pendant près de dix ans, dans les écoles, collèges, université (UQAM) et, en ateliers pour tous: Fêtes de la terre, Musique à Tremblant, Fête du Canada, Centre des Sciences, Tohu, etc.

En décembre 1999, avec une quarantaine de ses machines absurdes exposées au musée  McCord un an plus tôt, il relève le défi d'animer les vitrines géantes de  Tristan & America, au Rockefeller Center à New York, avec Le Buggy de l'An 2000, (The Y2K Buggy), une installation extravagante à la démesure de la paranoïa mondiale entourant le passage à l'An 2000. (150' linéaires. Animée 24/24h. Angle 6e Avenue et 49e rue. Du 9 décembre 1999 au 10 janvier 2000).

Actuellement, et depuis le 01 mai 2000, on peut visiter sa double "installation mystificatrice": Le PTEEM et Le PTEVM: Premier Transformateur d'Électricité en Eau et d'Eau en Vent au Monde, au Centre des Sciences, dans le Vieux-Port de Montréal. (Édifice IMAX). La même année, il participe à la 1ière  Manifd'Art de Québec à côté Wim Delvoye, expose ses installations éclatées au Festival Juste pour rire (Le p'tit musée Veilleux), à la TOHU (Pataville, les Avenues Imaginaires), à la Station C (Délire machinal et Les solutions imaginaires), etc.

En parallèle avec l'écriture, la vidéo, et les ateliers de recyclage créatif Totem Cinétique pour les enfants, il réalise plusieurs œuvres géantes luminocinétiques  personnalisées dont l'Arche de la Fuite pour le musée de Trois-Rivières, La Tour de Bébel,  pour le siège social du Cirque du Soleil, La reine Tricéphale 1ère: vitrines de l'Usine 106U.

En 2003, invité comme conférencier à l'UQÀM, à Design International 2003 (lien lettre Michèle Lemieux) il anime une semaine intensive de Pataphysique Appliquée

Il est aussi conférencier à Design International à l'UQÀM, au Cégep l'Assomption, au collège Mont Saint-Louis, etc. Thèmes développés: la pataphysique appliquée, la télévision verticale, la recherche de l'axe du vide… Ce sont ces mêmes thèmes qui sont la matière de son film vidéo vertical qu'il projette pour la 1ière fois sur grand écran au 24heures de sciences à Concordia (congrès Boréal 2008).

Après l'exposition Poneylectrik, 33 machines absurdes sous influence, (Maison de la culture Ahuntsic-Cartierville, 6 déc. 2007 au 26 janvier 2008), sera sa dernière installation monumentale. Le pataphysicien de 68 ans focalisera désormais toute son énergie créative à faire de 2009 l'année de l'élaboration et de l'ouverture du Labyrinthe de l'Imaginaire, un Centre d'Art Cinétique unique au monde qui exposera en permanence la totalité de ses œuvres dont la majeure partie, incluant ses œuvres géantes comme les Arches, la Tour de Bébel, le Poneylectrik, est entreposée pour un temps limité. (On peut visiter ces œuvres sur rendez-vous car elles sont montées et interactives).

Le Labyrinthe de l'Imaginaire n'est pas un rêve mais une réalité tangible à faire vivre. Il est le fruit de plusieurs rêves réalisés durant toute une vie de création. Il est également un Cirque et un Centre de l'Imaginaire qui assurera la sauvegarde, la pérennité, et le rayonnement de son œuvre magistrale. Cela ne pourra se faire sans aide.

À cet effet, Florent Veilleux a récemment transformé son atelier (1000' carrés) en véritable musée de l'absurde, composé de plus de cent machines "détonantes" dont la plupart sont tirées des 33 machines absurdes sous influence de la mdc Ahuntsic. Les autres œuvres sont inédites et expérimentent de nouvelles avenues toutes aussi pataphysiques et paradoxales.

Ce musée de l'absurde, qu'il appelle aussi  showcase hilarant de la dérision est aujourd'hui ouvert aux professionnels des arts et de la culture, aux médias, au collectionneur, à l'investisseur, au mécène, au visionnaire, bref, à toute personne qui, directement ou par voies détournées, permettra au Labyrinthe de l'Imaginaire de se matérialiser. 

"Le showcase hilarant de la dérision est conçu de telle sorte que, d'entrée de jeu, la réalité bascule à 180 degrés pour faire place à une "aventure libératrice" qu'on ne pouvait imaginer possible avant de l'avoir visité 

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l'Arche de Triomphe
2017  Florent Veilleux, Pataphysicien      * par Roy Hubler